LAM accueille Manuela TSOPZONG NANGMO, doctorante du 22/04 au 20/07/2025.

Manuela TSOPZONG NANGMO vient dans le cadre de son doctorat portant sur « la norme dans l’activité de l’administration au Cameroun ».
Admise au programme du collège doctoral « humanités et société » de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF – Afrique centrale et Grands Lacs), elle bénéficie d’une bourse de mobilité doctorale d’une durée de trois mois, visant à promouvoir la recherche scientifique.
Quel est votre parcours avant de devenir Doctorante ?
Depuis 2022, je suis titulaire d’un Master 2, en théorie et pluralisme juridiques, avec une spécialisation en droit public, pour lequel j’ai rédigé un mémoire intitulé « La fiscalité de l’informel en droit camerounais ». Cette recherche a été réalisée sous la direction du professeur Akono Ongba Sedena, qui est également mon directeur de thèse actuel.
Mon travail s’est concentré sur la manière dont l’administration fiscale aborde les activités informelles, en mettant particulièrement l’accent sur les défis liés à l’imposition des travailleurs nocturnes.
En 2023, après avoir été admise au programme de doctorat, j’ai eu l’opportunité de devenir monitrice à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université d’Ebolowa au Cameroun.
Quelles principales questions traitez vous actuellement ?
Ma recherche portant sur la thématique de la norme au sein de l’activité administrative, j’examine comment l’intérêt général, qui constitue le fondement de l’activité de l’administration, est souvent déformé par la notion d’intérêt de l’Etat.
Ce qui me permet d’analyser les dynamiques de production normative au Cameroun et leur mise en œuvre dans la société. Mon objectif étant de remettre en question ce qu’il reste de l’autorité de la norme dans le contexte actuel au Cameroun.
D’où vient cette intérêt pour vos recherches ?
L’objectif des normes est de tisser le lien essentiel qui unit les individus au sein de notre société. Sans l’application de ces normes, nous plongeons dans un désordre qui évoque un état de nature, où l’harmonie cède la place à la cacophonie. Ma passion pour le droit s’épanouit à travers la quête de compréhension des mécanismes institutionnels et des enjeux cruciaux liés à l’établissement d’un véritable État de droit.
Cette recherche n’est pas simplement académique ; elle est une exploration vibrante des enjeux fondamentaux de la gouvernance et de l’administration au Cameroun. Elle vise à éclairer des problématiques essentielles qui touchent notre quotidien, tout en nourrissant des débats plus larges sur le développement et la justice sociale. C’est dans cette dynamique que je trouve une source d’inspiration inépuisable, un désir ardent de contribuer à un avenir où les droits de chacun sont respectés et où chaque voix compte.
Quel sont vos motivations pour choisir le laboratoire LAM ?
Au-delà de sa réputation bien établie, le laboratoire LAM adopte une approche multidisciplinaire qui approfondit ma compréhension du droit en intégrant les dimensions politique, sociologique et historique. C’est une opportunité idéale pour enrichir mes recherches en confrontant mon sujet de thèse avec celles des autres chercheurs du laboratoire, ce qui me permettra de produire des travaux de qualité. De plus, ma recherche s’inscrit parfaitement dans les axes scientifiques du laboratoire.