LAM accueille Ganel Ferol NDE OKOUROBEKO, doctorant à l’Université de Kinshasa

Ganel Ferol NDE OKOUROBEKO vient pour un séjour de recherche scientifique du 20 mai 2025 au 20 Mars 2026 dans le cadre de sa thèse intitulée « Municipalisation Accélérée et Développement Local en République du Congo : Cas de Brazzaville ».
Il est doctorant à l’Université de Kinshasa (Unikin), en République Démocratique du Congo.
Quel est le contexte de votre venue ?
Grâce au système LMD, qui organise la reconnaissance des diplômes entre les pays et facilite la mobilité étudiante, j’ai été admis depuis 2023 au cycle doctoral de la Faculté des Sciences Sociales, Administratives et Politiques de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) en RDC, où je travaille sur un sujet de thèse intitulé : « Municipalisation Accélérée et Développement Local en République du Congo : Cas de Brazzaville ».
Mon comité d’encadrement est composé de Monsieur Emmanuel KASONGO MUNGONGO, Professeur Ordinaire à l’UNIKIN (Promoteur), de Monsieur Ruffin Willy MANTSIE, Professeur Titulaire des Universités CAMES (Co-Promoteur) et de Monsieur Rish-Naw MUTACH YAV Professeur à l’UNIKIN.
Quel est votre parcours avant de devenir doctorant à l’Université de Kinshasa ?
Je suis titulaire d’un Master en Sciences Politiques, Relations Internationales et Action Publique, mention Sciences Politiques, obtenu à l’Institut Akademia Dakar au Sénégal, pour lequel j’ai écrit un mémoire intitulé : « Les enjeux de la politique d’aménagement du territoire à Brazzaville », sous la direction de Madame Ndeye Astou NDIAYE, Maîtresse de Conférences Titulaire à l’Université Cheikh Anta Diop.
D’où vient cet intérêt pour vos recherches ?
Cet intérêt pour ma recherche est un mélange de plusieurs fins: personnelles, académiques et citoyennes.
D’abord, en tant que doctorant en Sciences Politiques, les questions qui ont trait aux collectivités territoriales et à l’analyse des politiques publiques, domaine transversal, qui peut changer concrètement les vies des populations, ont toujours été au centre de mes intérêts.
Ensuite, la municipalisation accélérée, politique visant la réalisation des projets dont l’objectif est le bien-être des populations dans les collectivités territoriales, programme de grande envergure, continue à défrayer la chronique. Mais, force est de constater que peu d’études ont été consacrées sur son impact au Congo en général et à Brazzaville en particulier.
Enfin, étant originaire du Congo et résidant en permanence à Brazzaville, j’ai voulu comprendre si l’apport de la municipalisation accélérée au développement local est réel ou métaphorique.
Quelles principales questions traitez-vous actuellement ? Et comment pensez-vous y répondre ?
Avant tout, il est important de rappeler que ma thèse repose sur deux thématiques : La Municipalisation Accélérée et le Développement Local.
Après, la question principale que je traite est l’impact de la Municipalisation Accélérée dans le développement local à Brazzaville. Et, pour une meilleure circonscription de cette question, j’ai considéré deux problématiques secondaires : la première, celle de savoir si la Municipalisation Accélérée a favorisé la construction des édifices publiques à Brazzaville ? Et la seconde, concernant l’impact de la Municipalisation Accélérée dans le domaine des transports à Brazzaville.
Enfin, pour répondre à ces questions, j’ai formulé des hypothèses que j’examinerai dans le cœur de mon travail.
Quelles sont vos motivations pour choisir LAM ?
Il sied de reconnaître que c’est grâce au Professeur Ndeye Astou NDIAYE que j’ai découvert LAM.
Cela dit, pour réaliser un travail scientifique important comme la thèse, il est impérieux d’être dans un environnement qui offre un accompagnement propice à l’apprentissage, à l’instar du laboratoire LAM. Mon choix porté sur LAM se justifie d’abord par les ressources documentaires dont il dispose, ensuite la présence des experts membres de ce laboratoire dans divers domaines, dont le savoir-faire contribuera sans nul doute à mon épanouissement et à l’enrichissement de ma thèse. La possibilité d’échanger avec d’autres chercheurs invités est également une belle opportunité, car comme le dit le Professeur Michael Roney : « les nouvelles idées naissent des échanges avec des gens de différents horizons… »
Enfin, le Congo fait partie du champ d’action d’études du laboratoire LAM.